Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 21:44

Profitant de cette fin d'été pour avancer dans les travaux de la maison, j'ai cédé aux appels des sirènes m'invitant à me dégourdir les jambes dans les montagnes du Sancy.

 

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C'est ainsi que par ce beau dimanche d'aout,  j'ai suivi toute la troupe du Cap Aulnat en direction de la Tour d'Auvergne.

 

Après une heure de route à somnoler à l'arrière de la voiture, nous arrivons à proximité du cercle polaire. Six degrés pour un 27 aout, on a vu mieux pour lézarder au soleil. Je récupère rapidement mon dossard, enfile mes gants, mon bonnet et tente de me réchauffer en attendant le départ.

 

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Les pieds nicklés

Dire que je n'ai pas d'objectif serait un euphémisme, c'est ma première sortie de 18 km depuis le mois de décembre. Je vais tenter de suivre le petit groupe du club en espérant ne pas être le boulet de la course.

Le départ est donné, les premiers s'élancent à vive allure, je suis le mouvement mais rapidement, une forte montée calme l'ardeur des plus audacieux.

 

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Le temps froid devient supportable même si le brouillard épais masque la plus grande partie du paysage.

Parti en queue de peloton, je remonte progressivement les coureurs pour rejoindre Stéphane et Brian qui n’est pas dans un bon jour. Je prends le train de Stéphane jusqu’au sommet de la course.

 

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Le parcours se décompose en deux parties : une montée régulière de sept kilomètres et et une descente qui nous même jusqu’à l’arrivée.  Stéphane part devant, je tente de le suivre mais je le perds de vue rapidement. Le sentier en sous bois fait place à un chemin très roulant. J’ai en mire la deuxième féminine que je tente de rejoindre. Elle court d’un bon train et il va me falloir donner un bon coup d’accelerateur pour revenir à sa hauteur. Nous finirons ensemble  en 1h40.

Le repas d’après course est très convivial. Pompes sucrées ou salées, fromage et boisson à volonté, que demande le peuple ?

 

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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 22:34

Contraint par mon projet immobilier de laisser les runnings au placard pour cette année je n’ai pu résister à l’appel de cette 21 ème édition de Courir à Clermont. Une petite ballade de dix kilomètres de bitume qui permet de courir en plein centre-ville de Clermont-Ferrand, l’occasion était trop belle de lâcher les outils pour se dégourdir les jambes.

Le Cap Aulnat a envoyé ses meilleures pointures pour représenter le club. Les brèles et les mous du cuissot sont restés à l’écurie, les meilleurs galopeurs vont enflammer le macadam de la capitale régionale. Yvan, le photographe officiel, prendra les clichés qui resteront dans les annales du sport auvergnat.

 

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Eric nous propose de laisser nos sacs dans une taverne réservée par un producteur d’OGM, sponsor de la manifestation. D’un pas peu assuré, il s’approche d'un cerbère qui garde l’entrée de l’estaminet.

  -          Nous pouvons poser nos sacs ? Nous sommes quatre.

Il nous toise d’un œil noir et d’une voix gutturale :

-          Quand il y a en a un, ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.

Sûrement un lien de parenté avec Brice de Montferrand.

Il nous laisse entrer malgré tout en grommelant.

 

Jean-Jacques a emmené Marie, une jeune pouliche qui court son premier dix kilomètres. Afin de calmer la fougue de la jeune galopeuse, Eric, un étalon sur le retour va faire la course à ses côtés. Jean-Jacques et moi participons à la course en off afin d’encadrer notre paire de bœufs coureurs.

 

Il est 21 heures, nous nous rapprochons du sas de départ parmi les 2300 autres participants.

 

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Jean-Jacques resserre ses lacets, dispense ses derniers conseils. La poudre a parlé, les coureurs s’élancent bave aux lèvres à l’assaut des premiers hectomètres. Notre groupe demarre doucement, çà joue des coudes dans la mêlée, le rythme de 6 mn au kilo est donné avec un objectif final de passer sous la barre horaire.

 

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Tel un épagneul en chasse, Jean-Jacques fais des allers-retours pour encourager sa jeune recrue. Eric, à pris le pas d’une coureuse qui jouera le lièvre, ou plutôt la hase, de notre fougueux coéquipier.

La mi course est franchie en 30 mn, je tiens bon la barre, la cadence est régulière, l’objectif est en vue. Les spectateurs sont très nombreux à nous encourager.

 

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C’est vraiment très agréable d’être meneur d’allure en fond de peloton parmi les filles. J’en oublierais presque ma condition physique de bigorneau.

Le profil des derniers kilomètres est légèrement ascendant et je sens que notre jeune capeuse marque le pas. Le chrono défile inexorablement.

L’arrivée approche, encore quelques encouragements et Marie file vers la victoire, celle d’avoir bouclé son premier dix kilomètres.

 Nous retrouvons Eric dans le sas d’arrivée.  

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Reste à affronter le cerbère pour récupérer nos affaires. La bête, occupée à distribuer des petits fours aux invités, ne nous remarque même pas. Le temps d'avaler goulument quelques amuses-gueules et nous filons incognito.

 

Cette petite sortie m’a vraiment donné envie de reprendre l’entraînement. La reprise de l’année prochaine va être vraiment ardue.

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !

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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 23:03

 

Thiers Roanne - Voyage au bout de la nuit.

 

Avant de bâfrer les repas de fêtes et de se gaver jusqu’aux amygdales, il est de tradition chez les cavaleurs au long cours et les allumés du cerveau de participer à la der des der. Pas une corrida ou une course au saucisson, non une vraie course, un truc comme la traversée du désert du Sahara sans eau ou la marche Thiers Roanne. N’ayant pu avoir les billets d’avion à temps, se sera la marche qui sera retenue.

  

Petit flash back :

En 1925, à la sortie d’une séance de cinéma à Roanne, Lucien Clairet propose à ses deux amis de leur offrir l’apéritif. Ils acceptent sur le champ sans en connaître la destination. Lucien Clairet avait choisi la ville de Thiers. Ses deux comparses relevèrent le défi, de ce qui allait devenir, au fil des ans, une marche de nuit de réputation nationale.

Il m’en fallait pas plus pour convaincre notre petit groupe de coureurs de Cap Aulnat de tenter l’aventure. Pour la promesse d’un apéritif à l’arrivée, ils seraient prêt à tout, même à courir 57 km en pleine nuit au mois de décembre. Le temps que l’on passe à courir, on le passe pas à se demander pourquoi on court et c’est mieux ainsi car Lucien Clairet, paix à ces cendres, ne nous attendait pas à l’arrivée avec son précieux breuvage. Fred, Philippe, Anne-Laure et Sylvie se joignent à moi pour cette balade au clair de lune. Ayant déjà participé à trois éditions, je me suis permis de divulguer quelques conseils à mes disciples dipsomanes.

 

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C’est ainsi que le samedi 4 décembre nous nous retrouvons à la maison pour une pasta party qui aurait pu facilement finir en bacchanale si l’esprit du sport et le don de soi ne l’avait emporté.  

 

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Fred, cycliste repenti, nous fait profiter de sa longue expérience des produits illicites et c’est avec beaucoup d’insistance que nous refusons son pot Belge bio.

 

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Vers 22h00 nous embarquons armes et bagages pour prendre le départ à Thiers. Nous retrouvons les marcheurs du club avec lesquels nous faisons une photo de groupe. Nous faisons la pause, mimons la sérénité en pensant que dans vingt ans nous regretterons la tête que l'on a maintenant.

 

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Il fait une chaleur infernale dans la salle des fêtes qui nous sert de box d’attente. Nous préparons nos sacs, trions le nécessaire du superflu, passons notre habit de lumière. 

 

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Il est minuit moins cinq, je recherche désespérément ma lampe frontale, mon bonnet et mes gants. Je retourne toutes mes affaires en vain. Sans m’en rendre compte, je suis la victime innocente d’un complot fomenté par mes co-équipés. J’apprendrais bien plus tard (le cerveau de cette machination s’est dénoncé ) que c’est par inadvertance que mes affaires ont étés mélangées à d’autres dans le sac d’un marcheur. C’est la version officielle, car il ne fait aucun doute que mes collègues, conscients de mon immense supériorité ont voulu délibérément m’handicaper en me privant de mes affaires. Par chance, j’ai un bonnet et une paire de gants de secours. Pour la lampe, je joue profil bas car ils pourraient m’abandonner au coin d’un bois. La région est peu sure, des loups affamés ou des ménagères en rût pourraient me tomber sur le rable. Par précaution, je vais me contenter de courir dans leurs pas. Je me vengerai au prochain entraînement de ces misérables cloportes.

 

Le départ à sonné depuis quelques minutes quand j’arrive finalement à rejoindre mes compagnons de jeu. Nous partons en queue de peloton, nous devons remonter toute la file des marcheurs pour s’installer avec les premiers coureurs.

 

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Rapidement nous nous retrouvons seuls aux avants postes. La traversée de Thiers laisse place à une petite route sinueuse qui s’engouffre dans les sous bois.

 

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Les neuf premiers kilomètres ne cessent de monter ce qui permet de se réchauffer rapidement par ce temps très froid. Notre moyenne est de 9 km/h, tout va bien la nuit peut commencer. Le premier ravito permet de souffler un peu mais il ne faut pas s’attarder au risque de congeler sur place.

 

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La deuxième partie est en faux plat descendant, nous accélérons un peu le rythme avant d’aborder la montée du col de Saint Thomas, point culminant de la course. Passé le deuxième ravito, j’ai un violent coup de froid. Je me sent mal, j’ai des nausées, des tremblements. A quarante kilomètres de l’arrivée, la suite de la course de s’annonce pas sous les meilleurs hospices. Avec la transpiration, ma polaire a gelé dans le dos. Je savais déjà que j'étais givré mais là je suis Mister Freeze. J’ai été un peu optimiste sur ma tenue. J’enfile mon coupe vent, je commence à me réchauffer. The show must go on, je reprends la course. L’ascension du Col de Saint Thomas me revigore. Arrivés au sommet, nous faisons une nouvelle pause pour remplir nos bidons.

 

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Les organisateurs on allumé un grand feu où traditionnellement les habitants du cru font brûler les chats et les sorcières en gambillant des danses tribales. Le thermomètre est descendu sous les -12°C, il ne faut pas traîner par ici non plus.

 

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Il nous reste dix kilomètres avant d’arriver à Saint Just en Chevalet, magnifique port de pêche situé à mi-course. Nous profitons d’être dans une salle chauffée pour nous changer. Nous laissons Sylvie avec les autochtones. Elle fait les 32 km, une navette la ramènera à Thiers. A ce jour, je n’ai pas lu d’avis de recherche, son retour à du bien se dérouler.

 

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C’est à quatre que nous remontons sur Font Pot. La pente est aussi dure que la glace qui recouvre la route. Nous  y laissons beaucoup d’énergie, les appuis sont fuyants, le froid me brûle le visage, il est plus de quatre heures du matin, tout va bien.

Il y avait quoi à la télé ce soir ?

L ‘élection de Miss France.

T’ain qu’est-ce que je fous là ??

C’est toi Fredy qui à eu cette idée à la con !!

Allez les gars, plus c’est long, plus c’est …

 

Bon pas la peine de rêver, on aperçoit déjà le ravito. Une course pause, un mars et çà repart.

 

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Il reste un peu plus de vingt cinq kilomètres à parcourir. Le profil est descendant mais la neige et les plaques de verglas rendent la course difficile. Malgré cela nous parvenons à accélérer la cadence. Nous arrivons à Moulin Chérier, avant dernier ravito de la course. Le jour commence à se lever. Une sorte d’euphorie générale gagne notre groupe. Au dernier ravito nous apprenons qu’Anne Laure est la première féminine de la course. La cloche à sonné (non je ne parle pas d’Anne-Laure), nous maintenons notre allure. Roanne est en vue, encore un effort et nous passons l’arche d’arrivée. 7h30 de course, c’est un résultat qui restera dans les annales comme dirait mon proctologue. Un tonnerre d’applaudissements accueille la première féminine. Pfff, fastoche, on l’a poussé toute la course. A partir de cet instant, elle ne nous  adressera plus la parole. Il se raconte dans les milieux autorisés qu'elle aurait pris la grosse tête en faisant la une de tous les journaux. Enfin, le Semeur Hebdo et France Agricole, c’est un début. Les mauvaises langues racontent qu'elle aurait posé pour Pèlerin Magazine.

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Je passerais sur le retour en voiture qui fût interminable. Nous n’avions que 3 euros en poche, pas assez pour payer l’autoroute. C’est par des chemins de chèvres verglacés, avec un neurone pour quatre que nous rejoignons enfin notre domicile.

Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.

 

Merci aux organisateurs qui nous permettent de passer ces si bons moments.

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 00:37

 

Histoire de changer un peu des trails dans les montagnes à vaches et des courses au saucisson des villages alentours, j’ai décidé d’accompagner Fabrice sur les 100 km de Millau. Après une préparation minutieuse de plusieurs semaines, mon cheval de course est fin prêt pour son premier cent bornes.

 

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Nous avons rodé notre technique de ravitaillement , enchaîné les séances de montées descentes sur les côtes de Busséol. Je fais le malin dans les descentes, je renâcle dans la pente, je me rends vite compte que ravitailler à vélo un Alpha Jet en plein vol, c’est un véritable exercice de voltige. Bienvenue sur la piste aux étoiles, le spectacle va commencer.

  

Départ pour le pays des démonteurs de restaurants gastronomiques américains vendredi après midi après avoir chargé le vélo, les sacs, les chaussures et le coureur.

Même pas stressé, Fabrice picole sa boisson de l’effort tout le long du voyage. Deux litres plus tard nous arrivons à l’hôtel. Un hôtel de remise en forme, c’est plus ce qu’il n’en faut pour une veille de course.

 

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Après une vidange vésicale et un petit footing de décrassage, nous demandons au tavernier de nous indiquer le lieu du départ afin de récupérer notre dossard. D’un air goguenard, Tenardier nous explique que nous nous trouvons à huit cent mètres du Parc de la Victoire, . Pfff, une broutille, nous y allons à pieds. Trois kilomètres plus tard, nous arrivons enfin à destination. Il n’a pas le compas dans l’œil l’aubergiste ; j’espère que ce n’est pas lui qui fait le tracé de la course où l’on est bon pour se taper 300 bornes demain matin.

 

Une fois les dossards en poche, nous retrouvons les joyeux drilles de kikouroku kikourou à la pasta party.

 

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Les coureurs annoncent leurs objectifs, affûtent leur stratégie, les accompagnateurs boivent du rosé et échangent des gauloiseries. Après un repas très arrosé convivial, Domi, bon prince, nous ramène en voiture à l’hôtel.

 

Le réveil sonne à 7h00. Petit déjeuner, les derniers préparatifs et le choix de la tenue, nous partons vers la Mecque des centbornards.

 

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Une petite photo de groupe de nos mines patibulaires d’avant course et je laisse Fabrice pour rejoindre le km6 à Aguessac, lieu de rencontre entre coureurs et suiveurs afin de limiter les bouchons des premiers kilomètres.

 

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Comment se rendre à Aguessac ? Il vous suffit de suivre le flot continu, pas d’erreur possible... qu’ils disaient. Le suiveur de Toto, Domi et moi, partons en tête, suivi par quelques cyclistes aventureux. Vingt minutes plus tard, nous n’avons toujours pas trouvé le Km6. Pas d’erreur possible, nous sommes perdus. Demi tour au point de départ, nous finissons enfin par trouver un autochtone qui nous indique le bon chemin.

 

10h00, les chevaux sont lâchés, Fabrice doit arriver dans une trentaine de minutes au point de rencontre. Nous bavardons tranquillement sur le bord de la route, le temps est couvert mais Évelyne Dhéliat n’a pas annoncé de pluie.

 

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10h35, Fabrice, casaque blanche, culotte noire, tel le chevalier blanc, apparaît dans le peloton de tête. J’enfourche mon vélo et part à sa poursuite. Pas le temps de chauffer la mécanique, le pédalier crisse, le cadre s’ébranle, les pneus couinent , c’est le souffle coupé que je rattrape enfin mon coéquipier. Il est pile dans les temps de passage des huit heures de course. Bon faut pas s’emballer, il reste 93 km à courir. Ou à pédaler.

 

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La première partie du parcours est relativement plate. Elle permet de s’étalonner sur de bonnes bases. A peine une heure de course qu’un accompagnateur à le pneu qui s’essouffle. Jante brisée, il faut abattre la pauvre bête sur le champ. Son coureur n’a plus qu’à finir tout seul à pied, il est là pour çà de toute façon.

 

Passer un bidon toute les cinq minutes, un gel toute les trente, prendre quelques photos, le temps passe vite, nous arrivons déjà au km20. Trop facile les 100 km, un partenaire qui cours comme un métronome, des temps de passages millimétrés, on the road again, nous entamons la deuxième partie du marathon. Je m’arrête dans tous les ravitaillements pour refaire le plein du bolide et manger quelques en cas. Sandwichs au pâté, jambon, gâteaux, fruits secs, c’est un véritable festin. Pas la peine d’en parler à Fabrice, il est dans sa course et il carbure au gel énergétique Giga Power Randgers.

 

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Bientôt le marathon en vue, nous pointons dans les trente premiers, véritable performance avant l’heure pour Fabrice. Le passage des 42 km s’effectue dans le Parc de la Victoire, j’abandonne momentanément mon super étendard à un ravito pour faire le plein de victuailles diverses.

Fabrice marque toujours la mesure, nous entamons la deuxième partie du parcours qui s’annonce beaucoup plus difficile. La première montée vers le viaduc ouvre le bal.

 

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L’ascension se déroule comme à l’entraînement, la mécanique est lancée, je n’ai plus qu’à tenter de le suivre. Le km 50 est franchi en 4h00, tout va bien Madame la Marquise, nous nous élançons dans la première descente qui va permettre à Fabrice de dérouler sa foulée. Malheureusement, la cadence  est laborieuse, Fabrice courbe l’échine, mon fier destrier à reçu un coup de bambou derrière les oreilles. Les jarrets durs comme Rocco à la grande époque, il est contraint de ralentir dans une descente où d’habitude il est si à l’aise.

 

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Le moral est en berne, le faux plat qui suit est très difficile. Je lui donne à boire, un gel, le cœur n’y est plus. Nous sommes à mi-course, la suite va être d’autant plus difficile à négocier que nous allons être dépassés par des coureurs doublés facilement dans la montée. La situation est très frustrante, je suis à vélo, à pédaler tranquillement sur la route, alors qu’à côté, Fabrice est en difficulté.

L’objectif des huit heures de course s’éloigne de plus en plus, il va falloir passer au plan B, c’est à dire gérer la douleur jusqu’à la fin.

Tant bien que mal, nous arrivons au km60. Je vais faire le plein des bidons, Fabrice continue de courir dans sa bulle, sans s’arrêter. La salle de repos est un véritable hôpital de campagne. Les éclopés côtoient les boiteux, les chancelants dorment sur des lits, c’est le Radeau de la Méduse. Fabrice à bien fait de continuer.

 

La deuxième côte est un calvaire. Je descends du vélo pour marcher à ses côtés. C’est le visage crispé qu’il parvient au sommet de Tiergues, point culminant du parcours. Nous croisons la tête de course qui revient sur Millau. Tel le petit cheval blanc, Fabrice avance, tout derrière et lui devant. Enfin pas pour longtemps. Arrivé à Saint Affrique, nous faisons demi tour pour reprendre les sept kilomètres de montée. Je rencontre Domi qui descend. Nous échangeons nos impressions. Pas le temps de trop bavarder, car même à un train de sénateur, Fabrice fait du chemin. Rien de sert de courir il faut partir à point. Je n’ai plus qu’à pédaler sans mollir des cuissots jusqu’à sa rencontre.

 

Il reste encore un semi marathon lorsque nous abordons la descente sur Saint Rome de Cernon. Pour me dégourdir un peu, je descends et cours à coté de Fabrice. Après un petit bilan, nous estimons le temps de course entre 9h00 et 9h15.

 

Les kilomètres s’égrènent lentement, nous coupons les virages au plus court, le moindre détail prend une importance considérable. Les coureurs que nous croisons nous encouragent, un pointeur nous annonce en 35 ème position. Malgré la douleur, Fabrice n’a perdu que quelques places. La technique de jeter des pointes derrière mon passage à parfaitement fonctionné.

 

Nous arrivons à Millau. Clopin clopant, Fabrice à déjà parcouru 95 km. Je me retourne et aperçois la première féminine, toute de rose vêtue, ce ne peut être que Silvie Boissy. J’échange quelques mots avec un suiveur hirsute qui trouve très agréable de parcourir un cent bornes en si bonne compagnie.

 

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Ragaillardi par cette apparition, Fabrice décide de filer le train à Barbie Running. Le moral revient, l’arrivée est proche, nous passons sous l’arche du parc et je le laisse filer jusqu’à l’arrivée qu’il franchira en 9h05 et 35 ème position sur 1600.

 

Après une douche revigorante et un repas amplement mérité, nous rentrons vers 22h00, heure à laquelle beaucoup de coureurs sont encore sur la route. Le dernier arrivera vers 9h00 du matin soit après . 23h00 de course.

Bilan mitigé pour Fabrice, j’ai pris beaucoup de plaisir à le cravacher l’encourager et le soutenir tout le long de la journée. Une course que je ferais peut-être un jour à côté du vélo.

 

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 22:37

Le mois de septembre annonce le départ du Trail du Sancy, une des plus belle courses de la saison en Auvergne.

 

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Pour la première année, un traking tracé par Thomas LORBLANCHET est organisé le samedi sur le parcours du 17km.

 

Le dimanche se déroule deux épreuves :

 

La finale du challenge national des Trails Salomon-Endurance mag, 80 km pour 4000 m de D+

 

Le trail du Sancy dont le parcours a été modifié avec un passage par Super Besse, empruntant ainsi le versant sud du massif du Sancy avec 32,5 km pour 1900 de D+.

 

Anne-Laure et moi sommes partant avec l’objectif de terminer sous la barre des cinq heures.

 

 

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Le temps est au beau fixe pour toute la journée avec quelques orages prévus en fin d’après midi. Nous faisons les derniers préparatifs d’avant course et allons nous positionner dans le sas de départ avec les 360 autres participants.

 

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Après la présentation des élites le départ est donné à 9h30. Dès le début la course part très rapidement. Nous nous positionnons en milieu de peloton, la course est longue, nous aurons le temps de rattraper plus tard.

 

La file des coureurs s ‘étire sur la première montée en lacets qui même à la cascade. Nous prenons rapidement de la hauteur. Au fil des lacets j’aperçois de loin en loin Anne-Laure.

 

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Je me cale dans un groupe qui court à mon allure, je suis dans le bon tempo. Sur les conseils de Fabrice je surveille mon hydratation : une gorgée toute les 10 mn , un gel toute les 30.

 

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La montée vers le Col de la Croix Saint Robert est régulière, le premier ravitaillement arrive rapidement. Je fais de plein de mes bidons et attends quelques instants pour voir si je ne vois pas arriver Anne-Laure. Pas de blonde à l’horizon, je repars avec le petit groupe dans l’ascension du Roc de Cuzeau qui culmine à 1760 mètres.

 

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Le soleil qui commence à chauffer dissipe rapidement  la fraîcheur matinale. Le sentier monotrace qui même au sommet est très étroit et requière toute mon attention.

L’allure s’est sensiblement ralentie, la marche rapide fait place à la course.

Enfin le sommet, je prends quelques photos et redescend sur la Vallée de Chaudefour.

 

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Je prends la tête de notre petit groupe, le terrain en sous bois est souple mais piégeux : racines, pierres, il faut rester très concentré et ne pas se laisser griser par la vitesse.

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La vallée de Chaudefour laisse place à la forêt pour quelques instants. Je profite de ce magnifique passage, un des plus beau de la course avant d’entamer la longue montée à travers bois du Puy de Champgourdeix.

 

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L’ascension me permet de boire et de prendre un nouveau gel. Déjà treize kilomètres parcourus et je suis toujours dans le bon wagon des cinq heures de course. Le niveau du groupe semble homogène, c’est un excellent moyen de se caler au bon rythme sans avoir l’œil rivé sur la montre. De nombreux randonneurs nous croisent et nous encouragent chaudement. La foret laisse place à une plaine en faux plat qui annonce la descente sur Super Besse.

 

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La vue magnifique et le ravitaillement des vingt kilomètres à venir donne un regain d’énergie, le rythme s’accélère.

 

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La descente est menée à un train d’enfer par le coureur de tête. ça fait du bien de pouvoir dérouler sa foulée, s’en est même grisant. Le groupe s’étire lentement, j’aperçois les bénévoles qui préparent les boissons. Je refais le plein de mes bidons et prend le temps de souffler un peu avant la montée du Sancy qui s’annonce très dure.

 

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La montée de Super Besse tient ses promesses. Le chemin est tracé droit dans la pente, le pourcentage est très important et fait rapidement monter le cardio.

 

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Je bois régulièrement et avance sans regarder le sommet. La pente s’adoucit et fait place à un faux plat ascendant jusqu’au col de la Cabane.

 

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Le temps commence à changer, les nuages s’amoncèlent au sommet du Sancy. Je prends un dernier gel au ravitaillement au Col de la Cabane et entame l’ultime effort vers le toit du Massif Central.

  

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La vue est toujours aussi splendide au sommet.

 

sommet

 

Je redescends rapidement vers Le Mont Dore pour boucler la course dans le temps prévu. Les escaliers en bois sont un véritable chemin de croix, j’ai les quadris en feu.

 

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Le boulevard en bois fait place à un sentier empierré assez technique qui requière toute mon attention. Les réflexes sont plus lents, les jambes plus lourdes, attention à ne pas s’emballer.

 

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Les trois derniers kilomètres sont annonces sur des panneaux. Il me reste une vingtaine de minutes pour arriver. Je suis confiant et parviens à rattraper quelques coureurs que j’encourage à me suivre.

Le micro du speaker se fait entendre, le dernier chemin, je tourne à gauche vers le parc, les encouragements des passants et je passe l’arche d’arrivée en 4h55. Ouf, l’avance que j’estimais était moins large que prévue.

 

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Je décide d’aller me doucher le temps qu’Anne-Laure arrive. Après de longues heures d’attente, je fini finalement par la trouver … à la voiture. Un début de déshydratation au Col de la Cabane à eu raison de sa course. Voilà ce que c’est de parler tout le temps, on fini par oublier de boire.

 

Un grand merci aux organisateurs et bénévoles qui ont assuré un service de très haute qualité toute la journée.

Le rendez-vous est noté pour l'année prochaîne.

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