Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 21:18

 

Depuis quatre ans, un petit village vigneron à côté de chez moi organise une course nature à travers les chemins et collines alentours. Le beau temps et la convivialité sont toujours au rendez-vous. Se sont trois cent dix participants qui

 
DMezel

 

Cette année, une course réservée aux enfants de sept à dix ans sera organisée afin de faire découvrir les joies de la course à pieds à nos jeunes pousses.

 

 enfants


A deux semaines des Templiers, c’est l’occasion de faire une dernière séance au seuil. Je regarde la liste des partants et m’aperçois que Thomas Lorblanchet est aussi partant. Argrrr, ma stratégie d’entraînement est découverte ! Bon joueur, je le laisserai gagner, histoire qu’il garde confiance jusqu’à la grande boucle de Nant.

 

 

Je vais tenter de suivre les conseils du coach, ne pas se renter dedans, en garder sous le pied, faire du jus, y aller mollo quoi !

 

J’ai réussi à enrôler deux collègues pour qui c’était leur première participation. « Bon ce n’est pas particulièrement plat, mais vous verrez, le paysage est très beau en haut de la côte ».

 

Après un petit échauffement en bavardant, nous  partons nous positionner dans le sas de départ. Plein de têtes connues ici, le temps de bavarder un peu avec l’un et l’autre et PAN, c’est le départ.


depart
 

Le départ en trombe dévale les rues du bourg, un œil sur la montre : 3’45’’ au premier kilo, bon là il va falloir se calmer.

 

Les prochains kilomètres alternent montées et descentes. Les parties de faux plat permettent de relancer. Bon élève, j’en garde toujours sous le pied.


Mezel1
 

La plus grosse difficulté de la course arrive à la moitié du parcours. Une côte, une vraie. Nous passons de 400 m à 520 m d’altitude en mois de 700 m. Je voulais travailler les côtes, bien je suis gâté.

 

 Mezel3

 

Arrivé au sommet du Roc de Vézin , je reprends mon souffle. Allez, l’arrivée n’est plus qu’à deux kilomètres. La dernière partie du parcours est en descente, c’est le moment de lâcher les chevaux.

 

Les-foulees-mezelloizes-2009 3586

 

Le sol glissant ne permet pas de descendre à bride abattue, mais je parviens à rattraper et à dépasser un petit groupe que j’avais en mire depuis pas mal de temps. Les dernières centaines de mètres reviennent dans le village. Un pointeur m’annonce que je suis soixante septième. Encore un effort, je parviens à dépasser deux coureurs dans la dernière longueur.


Mezel2

Ouf, l’arrivée. 46’51’’. C’était le moment, j’ai fini en apnée.

 

Je rends mon dossard et remonte l’arrivée pour attendre mes deux collègues.

 

Quelques minutes après, je les aperçois dévalant la descente libératrice.

 

Un beau maillot technique avec le nom des participants, un jus de fruits et un pain d’épices, nous bavardons un moment pour échanger nous impressions. Les foulées mezelloizes, c’est une course qui sent bon le terroir, on est presque en famille. Je vais voir les résultats :

 

1         SUC Patrice : 34'07''           

2         LORBLANCHET Thomas : 36'21''

26       LORBLANCHET Marion : 42'11'

65        BUZON Frédéric : 46'51''

 

Je suis rassuré, LORBLANCHET Thomas est en forme pour les Templiers, je mise un choco BN sur une première place.

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 20:34

L’ultra trail de Sancy, dernier trail de préparation en vue des Templiers.

Pour moi, ce sera le parcours du 34 km avec 2400 m de D+.

 

Profil legende 34
 

Samedi 12 septembre : 7h30

 

Départ de la maison en espérant que le beau temps soit au rendez-vous, car sur le massif du Sancy, la météo peut être rapidement changeante. Même si je fanfaronne sur le forum en disant que les Auvergnats ont le poils dur et que le Sancy ce n’est pas pour les fillettes, au fond de moi-même je ne suis pas rassuré du temps annoncé. Température douce 13°c.

Vent fort, soufflant en rafale. Brouillard à partir de 1300 - 1350 m.

Prévision journée: Beau avec vent. Rafales de vent et brouillard sur les crêtes du Sancy, il va falloir tenir sa casquette.

 

9h00 : Arrivée au Mont-Dore. Je suis en retard. Je file récupérer mon dossard, facile, il n’en reste plus que deux.

Le temps de me changer, faire le plein du camel sans en mettre trop à côté et je cours me positionner dans le sas de départ. J’aperçois une casquette kikourou au milieu de la cohue : c’est Fimbur. Nous bavardons quelques minutes pendant que les organisateurs font un dernier breafing et pan c’est le départ.

 

depart
 

Mont Dore – Col de la Croix Morand

 

Les trois cents coureurs s’engouffrent dans les rues de la ville. Rapidement un bouchon se forme à l’entrée des escaliers qui mènent au chemin en sous bois. Passé les escaliers, nous redescendons sur la ville par une petite route goudronnée avant d’entamer véritablement la course sur les sentiers. Je pars avec un petit groupe que je vais m’efforcer de suivre.


escaliers

La première partie monte régulièrement, et rapidement, nous atteignons le premier ravitaillement du col du la Croix Morand au pied du Puy de la Tache. Le brouillard ne permet pas d’en distinguer le sommet. La température est assez fraîche. Je prends quelques tranches de pain d’épice et commence l’ascension dans le brouillard.

 

DSC02914
 

Col de la Croix Morand – Puy de l’Angle

 

La pente est assez élevée, et, comme la majorité des coureurs, je marche tête basse contre le vent. Une fois arrivé au sommet une belle descente bien roulante permet de se dégourdir les jambes. Ah, c’est le pied de descendre à fond avec le vent dans le dos !

moutons

DSC02907

Les puys de la Tache, de la Monne et de l’Angle forment une succession de montées et de descentes qui me permettent de bien récupérer. Du sommet du Puy de l’Angle, l’on aperçoit le deuxième ravitaillement du col de la Croix Saint Robert.



puy-de-tache 

 

Puy de l’Angle - Col de la Croix Saint Robert

 

La descente sur le col de la Croix Saint Robert est euphorique, le trail c’est le pied !!

Je fais le plein du camel car le prochain ravitaillement est à une quinzaine de kilomètres au pied du Sancy. Quelques tranches de pain d’épices et je repars à l’assaut du Roc de Cuzeau. Ma vitesse moyenne me semble élevée et je me demande si je vais terminer cette course aussi facilement qu’elle a commencé. Non, c’est pas le moment de gamberger, tais-toi et marche, ou cours si tu peux.

 

DSC02909


Col de la Croix Saint Robert – Vallée de Chaudefour

 

L’ascension jusqu’au col de Cuzeau commence doucement pour terminer par un franc raidillon. Deux coureurs me dépassent avec une facilité déconcertante. Attends, qu’est-ce que tu fous, tu te traînes ou quoi ? Non, c’est la tête de course de l’ultra trail qui nous rattrape ! Je tente de les suivre sur quelques pas mais je lâche rapidement le morceau. Bon, ils ont du penser que j’étais un blaireau qui voulait amuser la galerie mais qu’importe, c’est vraiment impressionnant de courir avec de tels athlètes ! Quelques minutes plus tard, ils ont atteint le sommet du Roc de Cuzeau.


sancy3
panneau

La descente sur la vallée de Chaudefour , à travers bois, est assez technique. Je descends avec un petit groupe à un train d’enfer. Les branches, les racines, les pierres, la pente, les feuilles, la pierre qui glisse … Attention !! Trop tard. mon pied glisse et je m’étale comme une masse. Le coureur qui était derrière moi me demande si çà va. « Non, non , rien de grave, c’est juste le vernis qui est parti » En fait, je suis tombé sur le genou gauche et je sens bien que la fin du parcours va être difficile. Pour ne rien laisser paraître, je me remets à trottiner  clopin-clopant jusqu’à la vallée.



DSC02915 


Vallée de Chaudefour – Puy de la Perdrix

 

La montée jusqu'au puy de la perdrix s’annonce difficile. Le dénivelé est important et en sous bois, j’ai du mal à savoir combien il reste à monter. Une coureuse me dépasse (c’est la cinquième féminine à ce niveau de la course), je l’encourage. Je suis dans le dur de la course, ce qui veux dire que le coup de mou est proche. Pourquoi me suis-je grillé dans cette descente ? Il fait chaud dans ce bois et il me reste presque plus d’eau dans le camel. Je ne parle plus, je regarde mes pieds et avance en mode résistance.

Après un temps qui me paraît interminable, je parviens au sommet. Le vent souffle en rafale, et balaie le brouillard à une vitesse inouïe. Une vraie soufflerie. J’en arrive presque à regretter la moiteur de la forêt. J’enfile difficilement mon coupe vent, retourne ma casquette et vise le sommet du Sancy, planté au milieu de nulle part.

 

Puy de la Perdrix – Le Mont Dore

 

Perdu dans la tourmente, un signaleur me demande mon numéro de dossard. Je lui répond en criant. Son collègue, blotti dans un cabanon pointe les coureurs arrivées au pied du Sancy.

-          « Le dernier ravitaillement est à cinq cent mètres »

Les bénévoles se sont abrités au pied d’un talus pour se protéger. Je m’assois. Le Sancy est à quelques centaines de mètres, balayé par le vent, il paraît encore plus impressionnant. Je fait le plein de mon camel, échange quelques mots avec les autres coureurs et repart. Aller, encore un dernier effort et c’est la descente sur le Mont Dore.

Je gravis les rochers du Sancy, çà y est, je vois la table d’orientation, je suis au sommet. Eh, t’emballes pas Frédy, c’est pas l’Evrest !


sancy
Je fais une courte pause à l’abri du vent et entame la descente par les escaliers en bois.


sancy2
Le moral revient, l’écurie est proche.


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Un panneau indique qu’il reste trois kilomètres. Un œil sur ma montre, cinq heures trente c’est jouable. J’accélère autant que faire se peut. Le dernier kilomètre, je dépasse quelques coureurs, le parc, l’arrivée au bout du chemin. Cinq heures vingt sept. C’est la joie de l’arrivée, celle qui te fais oublier que tu as mal et que tu es fatigué.

 
sancy5


Après une douche bien méritée, je vais rejoindre les autres coureurs au repas servi dans le casino du Mont Dore. Le contraste entre les coureurs en survêtement et les joueurs de bandit manchot m’a toujours amusé. Je retrouve Fimbur et son épouse. Toujours très sympa ces moments de convivialité entre coureurs.


casino
 

Il me reste que quelques semaines pour finir ma préparation des Templiers. Quelques courses de villages, des sorties longues, du dénivelé et ce sera parti pour l’aventure.

 

 

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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 10:55

En villégiature du côté de Bandol pendant la période estivale, j’ai contacté quelques trailleurs locaux pour faire une sortie découverte sur le Sentier du Littoral de Bandol.

Akuna, accompagné de ses deux collègues Pierre et Jean-Claude, m’on concocté une sortie sur le célèbre Sentier du Littoral Bandol – La Madrague. Pour bien apprécier le paysage et parce que l’on ne voulait pas prendre les voitures pour nous ramener au point de départ nous décidons de faire le Sentier aller retour.



sentier littoral 2
Bien entendu, pour parfaire la sortie, nous choisissons une des journées les plus chaudes du mois d’Aôut.

Nous prenons le départ de le plage du Capelan vers les neuf heures pour un parcours estimé à 3h15 sous un soleil qui tape déjà très fort.

sentier littoral 1
Le bord de mer sera très apprécié. Akuna me promet que l’on peut piquer une tête dans l’eau de retour à la plage du Capelan. Mes guides touristiques prennent beaucoup de plaisir à me faire découvrir la beauté fantastique du sentier. Le contraste entre la mer bleu foncée et la montagne beige claire est saisissante.

sentier littoral 9


sentier littoral 3 

Sous un soleil de plomb, les cigales s’en donnent à cœur joie.

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

- Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez ? j'en suis fort aise :

Eh bien ! dansez maintenant. "

Nous nous contenterons de courir.

L’air est étouffant, on apprécie chaque petit bosquet pour bénéficier d’un peu de fraîcheur.

Le sentier est emprunté par beaucoup de randonneurs qui sont surpris que nous fassions le chemin dans les deux sens.

Nous arrivons à la Madrague en 1h23, les collègues d’akuna on mené la première partie de la sortie à un train soutenu.


sentier littoral 4

Nous faisons une pause à l’ombre pour se rafraîchir dans l’eau, rare privilège pour un auvergnat habitué aux fontaines des villages.

Reste plus qu’à faire le chemin dans l’autre sens et de plonger dans la mer à la plage du Capelan.


sentier littoral 5

sentier littoral 8

Les derniers kilomètres sont difficiles, la chaleur étouffante nous contraint à baisser le rythme.


sentier littoral 7

Enfin la plage du Capelan, nous allons pouvoir enfin nous rafraîchir.


sentier littoral 6

 

Merci à Akuna, Pierre et Jean-Claude pour m’avoir fait découvrir ce sentier extraordinaire.

 

Les photos d’Akuna sont ici : link

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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 22:31

La Voie de l’Ecir, deuxième trail de préparation en vue des Templiers. Après ma déconvenue du trail de la Pastourelle un mois plus tôt à cause d’un estomac peu coopératif, je remets le couvert avec un trail de 50 km et 2900 m de D+.

 
Profil50


Samedi 27 juin : 5h00

Départ de la maison en espérant que le beau temps soit au rendez-vous, car dans les Monts du Cantal, la météo peut être rapidement changeante.

Direction l’autoroute du Sud, çà sent bon les vacances.

 

6h30 : Arrivée à Murat, quelques coureurs s’échauffent sur le bord de la route. Bon, pour moi, l’échauffement se résumera à un aller retour à la voiture, le temps de récupérer mon dossard.

 

6h45 : Je viens de récupérer mon dossard. Je discute avec les organisateurs autour d’un café, il y aura une centaine de partants sur le 50 km Je fais le plein de mon Camel Back, prend deux gels, une compote à boire et me dirige vers le départ.

 

7h00 : Le jour s’est levé, les brumes matinales enveloppent encore les sommets autour de Murat. Le speaker nous fait un petit breafing sur la course, nous donne les dernières instructions « surtout les gars, gardez en sous le pied, les difficultés commencent à partir du deuxième ravito ».

Je regarde dans l’assemblée des partant mais je n’aperçois par Auvermarc, qui est aussi partant sur le 50. Bon on s’est promis une mousse à l’arrivée si on ne se croise pas sur la course.

Une petite photo pour le départ (avec nos têtes de guerriers hirsutes, elle ne doit pas être triste) et le départ est donné avec une cloche.

 

Murat 900m – Dienne 1050 m

12 km, 400 m D+, 300 m D-.

 

Dès le départ, la course se faufile à travers les rues escarpées de Murat. Environ 1,5 km de route bien pentue pour s’échauffer. Pour pas me mettre dans le rouge, je monte tranquillement comme beaucoup de coureurs autour de moi.

Montée murat

Nous partons en direction de Super Murat (1050m). Passé Super Murat, nous attaquons une piste assez roulante jusqu’à Pré Soubro. Le jour s’est levé, et les drapeaux rouges qui tracent le parcours se voient à plusieurs centaines de mètres. La file des coureurs s’allonge, des groupent se forment. Je raccroche un petit groupe de coureurs et nous quittons la piste pour  cheminer à travers les estives jusqu’à Laqueille haute. La rosée du matin mouille rapidement les chaussures puis les chaussettes, je serais au frais pour quelque temps.

 

Dienne 
 

Nous arrivons au premier ravito par des petites routes de campagne. Etant relativement frais, je file sans m’arrêter, laissant le groupe derrière moi.

 

Dienne 1050m – Col de Serre 1335 m

14 km, 700 m D+, 400 m D-.

 

Le chemin surplombe le village de Dienne et rejoint une grande piste. La brume redescend pour devenir de plus en plus épaisse. Je me demande si c’était une bonne idée de quitter le groupe pour me retrouver tout seul dans le brouillard. Les cloches des vaches salers tintent autour de moi, mais je ne parviens pas à percevoir la moindre bête à corne.


Brouillard

A partir de la Croix du Gendarme commence la traversée du plateau du Limon qui emprunte en partie le sentier des Quiroux. J’arrive au Puy de Niermont (1620m) par le GR4.

Arrivé au sommet, je redescends jusqu’au col de Serre. Devant moi une montagne imposante, Peyre Arse qui culmine à 1806 m, qu’il faudra bientôt gravir. Au fond de la vallée, j’aperçois le deuxième ravito. Le brouillard se lève et les rayons du soleil baignent la vallée de lumière.


panorama-2

Je fais le plein du Camel, prends quelques tranches de pastèque. C’est une bonne idée de proposer de la pastèque aux ravitos, car avec l’estomac qui peut me jouer des (mauvais) tours, c’est le seul aliment qui me fait envie. J’en prendrais à chaque ravito de la course.

 

 

Col de Serre 1335 m – Le Lioran 1238 m

11 km, 800 m D+, 300 m D-.

 

Comme prévu par l’organisation, les choses sérieuses commencent.

Du col de Serre jusqu’au Buron d’Eylac je suis une piste de ski de fond à travers les bois dont la fraîcheur est appréciable.

Après avoir traversé la route qui mène au Pas de Peyrol, débute l’ascension jusqu’au sommet de Peyre Arse, point culminant de la course à 1806 m Je monte lentement, en profitant pour prendre un gel et admirer le magnifique panorama des Monts du Cantal. Un petit sentier assez technique permet d’accéder au sommet. La descente vers la station du Lioran par un sentier monotrace assez escarpé et technique qui  me permet d’évaluer les progrès qu’il me reste à faire sur ce type de terrain. Des coureurs expérimentés me doublent facilement et dévalent les pierriers comme des chamois. Un coureur à côté de moi est victime de crampes et frôle la chute. Quelques étirements et il peut repartir clopin-clopant. Le Col de Cabre, le Col de Rombière et le Fond de Serre, je descends en roue libre afin de récupérer de l’ascension de Peyre Arse jusqu’au troisième ravito.


Lioran

Je prends le temps de refaire le plein de mon Camel et de manger quelques cubes de pastèque. Les bénévoles nous informent que le premier concurrent à franchi la ligne d’arrivée. Le coureur victime de crampes me rejoint et nous entamons la dernière montée de l’épreuve.

 

 

 

Le Lioran 1238 m – Murat 900 m

131 km, 600 m D+, 1100 m D-.

 

Tout le dénivelé positif de l’étape se situe dans les quatre premiers kilomètres jusqu’à la Sagne du Porc (1716m). Nous entamons l’ascension par la piste de ski du Rocher du Cerf. Un véritable mur de dresse devant nous. Seuls les fanions rouges plantés de loin en loin nous indiquent le tracé à suivre. J’avance presque à quatre pattes tellement la pente est raide. Des bâtons auraient été fort utiles. Plus un mot, le seul mot d’ordre est d’avancer, chaque pas me rapprochant du sommet. Je me retourne pour apprécier le dénivelé conquis, la file des grimpeurs forme une véritable cordée sur ce mur végétal. Enfin le sommet, j’ai les cuisses en feu, les neuf kilomètres de descente s’annoncent difficiles. Sous l’Aiguillon, le parcours rejoint le GR4. A partir de La Sagne du Porc, je descends dans les estives puis à travers la forêt domaniale de Murat via le col de la Molène (1329m). Je suis tout seul dans la descente que j’effectue en roue libre. Comme le parcours rejoint celui de la course de montagne, des panneaux indiquent les kilomètres restant à effectuer. Le chemin de gravier dévale à travers la forêt. Au loin j’aperçois un petit groupe de coureurs qui me fait signe. Comme je ne comprends pas ce qu’ils veulent me dire (au bout de six heures de course, j’ai les neurones en mode veille), je continue à m’approcher. C’est une coureuse du treize kilomètre qui fait la reconnaissance de la course du lendemain qui nous informe que nous ne sommes pas sur la bonne route. Effectivement il n’y a plus de balise. Depuis combien de temps je cours sur ce chemin ? Impossible de me souvenir quand j’ai vu la dernière balise. La mort dans l’âme, je fais demi-tour avec le groupe et remonte le chemin. Au bout d’un kilomètre environ, nous retrouvons la balise à l’embranchement d’un sentier. Aller, encore deux kilomètres et c’est l’arrivée. J’arrive dans Murat, dernière petite montée pour arriver sur la place et je franchis la ligne d’arrivée en 6h58.

Dernier ravito pastèque eau gazeuse avant d’aller prendre un repas sous un barnum dressé sur la place. Auvermarc n’est pas encore arrivé.

 

arrivée

Après avoir mangé et échangé nos impressions de course avec les coureurs dans une ambiance très conviviale, je vois Auvermarc arriver. Termite, déjà douché et frais comme un gardon nous rejoint autour d’un demi bien mérité. Je suis content de ma performance sur un parcours relativement difficile. Pas de problème d’alimentation, pas de crampes, la préparation des Templiers est en bonne voie. Prochain objectif Marvejols Mende dans trois semaines.

 

 

C’est une très belle course, des paysages grandioses, une ambiance familiale avec des bénévoles très sympathiques.

 

Une course à refaire l’année prochaine avec plein de kikous.

 

 

 

 



Départ
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